Pratique transgénérationnelle

arbre généalogique et  transgenerationnel

Si tu ne sais pas où tu vas, souviens toi d’où tu viens… proverbe africain

Notre histoire de vie personnelle ne commence pas à l’heure de notre naissance, ni même à celle de notre conception: elle s’inscrit dans une filiation, génération après génération. Nous sommes héritiers d’une famille, une simple évidence, qui se lit clairement dans tout arbre généalogique. Mais plus que d’une famille, nous sommes les héritiers d’une histoire de famille.

La psychogénéalogie a ouvert la porte sur cette conception élargie de notre vécu, en montrant comment nos trajectoires de vie sont reliées à celles de nos ancêtres. Au delà de la transmission de caractères physiques, admis de longue date, c’est la répétition de mêmes événements  que l’on peut observer de génération en génération. Dès lors qu’ils étaient ignorés des descendants qui les revivent pourtant à distance, ces événements marquants, semblent donc être inscrits dans notre psychisme.

La psychanalyse transgénérationnelle pousse en grand cette porte ouverte par la psychogénéalogie et propose une nouvelle source de compréhension du mécanisme de ces transmissions dite, de parents à enfants: à notre inconscient personnel se surajoute, l’inconscient de nos ancêtres. Nous portons donc dans une part de notre psyché  en plus de nos propres « zones d’ombre», les leurs, et, venant se mêler aux nôtres, elles s’invitent sans y avoir été autorisées, dans nos histoires de vie.

Zones d’ombre? Plutôt des fantômes familiaux, puisque c’est ainsi qu’ils ont été nommés dans cette récente école de la psychanalyse. Un fantôme, tel qu’il a été décrit par Nicolas Abraham et Maria Torock, est une crypte, un vide. C’est une structure émotionnelle de souffrance consécutive à un événement traumatique qui n’a pas pu être « parlé » et dont la charge est toujours active. Il se transmet donc ainsi aux descendants, en revenant s’inscrire dans des événements de vie, tant qu’il n’a pas été reconnu, pleuré, réparé symboliquement, pour être cette fois libéré. Didier Dumas a établi que toute répétition, signe la présence d’un fantôme aux générations passées.

Et ils sont nombreux ces traumatismes dont on n’a jamais parlés parce qu’ils faisaient trop souffrir ou parce qu’ils étaient honteux: femme morte en couche, enfant naturel, avortement, spoliations, internement en psychiatrie, emprisonnement…

Lorsque notre vie semble nous échapper, lorsque nous avons l’impression de ne plus en être les acteurs, il est peut être utile de s’inviter dans le livre d’histoire de nos ancêtres pour reconstituer la trame d’une histoire souvent méconnue. A travers la recherche d’actes d’états civils, de documents notariés ou médicaux, grâce au témoignage de ceux qui sont toujours en vie, l’arbre généalogique va pouvoir se construire et bientôt parler…

Découvrir les résonances qui se manifestent à travers le temps, prendre conscience de ces liens qui nous attachent de façon inconsciente aux répétitions et aux souffrances de notre histoire est alors rendu possible par la lecture de l’arbre, sous l’angle de l’analyse transgénérationnelle. Comprendre les mécanismes en jeux, permet de s’en distancer pour peu à peu s’en affranchir et pouvoir ouvrir de réelles perspectives de renouveau dans notre présent.

Nous sommes tous porteurs de notre histoire familiale. La finalité de ce travail d’investigation et d’analyse est de pouvoir vivre sa propre vie en étant relié à celles de nos ancêtres, et non plus attaché, à leurs mémoires de souffrance.

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